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Savoir · En ligne

Ressources en ligne sur la Première Guerre mondiale : portails, archives et bases de données

Peu de sujets historiques ont été numérisés aussi complètement. La difficulté n’est pas de trouver du matériel, mais de savoir par où commencer.

Arbeiterinnen in einer britischen Munitionsfabrik während des Ersten Weltkriegs
Arbeiterinnen in einer britischen Munitionsfabrik während des Ersten WeltkriegsHorace Nicholls · Public domain · Wikimedia Commons

Cette abondance est un effet du centenaire. Entre 2014 et 2018, des moyens considérables ont été consacrés à la numérisation dans toute l’Europe ; des archives ont ouvert des fonds jusque-là consultables sur place uniquement, et plusieurs pays ont bâti des portails nationaux. Une grande partie reste en ligne et exploitable.

Une distinction par type aide. Les portails d’archives donnent accès aux documents originaux et demandent un peu d’habitude. Les portails éditoriaux mettent en contexte et conviennent pour commencer. Les bases de données – listes de pertes, fichiers de sépultures, journaux d’unités – répondent à des questions précises sur des individus. Les ressources pédagogiques fournissent du matériel prêt à l’emploi.

Pour la France, la situation est particulièrement favorable : la base des Morts pour la France recense les soldats tués avec date, lieu et unité, et les journaux des marches et opérations sont intégralement numérisés. Pour une recherche nominative, le fonds français est nettement mieux préservé que le fonds allemand.

L’ordre de la recherche

D’abord, sécuriser ce qui est connu. Nom dans son orthographe d’époque, année et lieu de naissance, domicile, dernière adresse connue – y compris ce qui semble anodin, comme un numéro de secteur postal en marge d’une carte.

Ensuite, établir l’unité. Elle est la clé de tout le reste. Les indices viennent des expéditeurs de correspondance, des insignes sur les photographies, des livrets militaires et des listes de pertes numérisées.

Puis déterminer le secteur du front. Les journaux de marche et les historiques de régiment indiquent où une unité se trouvait et quand.

Enfin, chercher la sépulture. Ce n’est qu’alors que les fichiers de sépultures deviennent utiles, car la date de décès et le secteur réduisent les résultats.

Une réserve vaut partout : la conservation est inégale. Les dossiers individuels français, britanniques, canadiens et australiens sont largement numérisés et librement accessibles. Pour les soldats allemands, presque tout dépend de l’État qui les a recrutés – les fonds bavarois, saxons et wurtembergeois subsistent ; les archives de l’armée prussienne ont largement brûlé en 1945.

Ressources répertoriées

    1914-1918-online.net : Encyclopédie internationale de la Première Guerre mondiale (en anglais)

    Dans le cadre de ce projet organisé par l’Université libre de Berlin, des scientifiques venus de différents pays élaborent une encyclopédie exhaustive. Chacun des articles sera mis en réseau. En plus d’une communication des connaissances, son objectif est de combler les lacunes de la recherche. . Sa parution est prévue pour 2014.

    Europeana 1914-1918

    Des archives en ligne contenant des documents concernant la Première Guerre mondiale et collectés dans toute l'Europe. Les particuliers et des institutions de toute l’Europe sont invités à apporter des lettres du front, des journaux intimes, des photos et des images d’objets datant de l’époque de la Première Guerre mondiale, et de les légender. La fonction de recherche exacte permet par exemple de trouver des documents de sa ville ou des instantanés précis du front.

    EFG 1914 (en anglais)

    Le site Internet d’un projet international qui comprend des films et d’autres documents au sujet de la Première Guerre mondiale. Il rassemble entre autres 21 archives filmiques. 661 heures de films et 5600 documentaires seront numérisés et mis à disposition via le portail. Le lien vers google Translator au pied du site Internet permet de transposer les grandes lignes du contenu dans d’autres Langues.

    La Grand Guerre

    « La Grande Guerre » est un blog tenu par le groupe de chercheurs de l’Institut historique allemand de Paris (DHI de Paris). On y trouve des informations sur les manifestations et les activités du thème de recherche « Première Guerre mondiale » et du groupe de recherche « La Grande Guerre : une histoire culturelle du politique de l’avant 1914 » du DHI de Paris. En plus d’être un support pour les résultats actuels de la recherche et les renseignements sur les différentes manifestations, c’est aussi une mise en réseau des membres des groupes de recherche et des discussions entre les participants(e)s à ces manifestations qui sont ici encouragés. Les différents points tels qu’Events, Lectures/Readings, News et Sources Online permettent à chacun de s’informer sur l’état actuel de la recherche et sur les manifestations qui sont organisées, ou bien d’échanger avec d’autres personnes intéressées sur une plateforme dédiée à ce thème. Via la newsletter, il est également possible de rester régulièrement au courant des nouveautés concernant ce sujet..

    Netzwerk Museen - Réseau des Musées

    Le Réseau des Musées est une association de musées français, allemands et suisses qui travaillent sur des projets communs. À peu près tous les quatre ans, le Réseau organise des expositions dans chacun des musées participants autour d’un thème principal commun. La région qui reste au cœur de ce réseau est la région du Rhin supérieur, mais les musées des régions environnantes peuvent eux aussi participer. Le réseau Musées 2014 présente plus de 20 expositions individuelles en Alsace, dans le pays de Bade, le Palatinat et le nord-ouest de la Suisse, consacrées à la Première Guerre mondiale. Ces expositions mettent en lumière les évènements de l’époque d’un point de vue français, suisse et allemand. Ces expositions obéissant à un concept de complémentarité traitent en même temps de différents aspects thématiques et régionaux. Ainsi, les partenaires proposent aux visiteurs un aperçu complet sur cette période maintenant centenaire.Toutes les expositions peuvent se visiter gratuitement avec le pass musées. Le programme d´évèntements

    14 - Des Armes et des Mots

    L’année 2014 est marquée par le centenaire du début des hostilités de la Grande Guerre. Pour commémorer cet événement, ARTE et l’ARD présentent une production TV en plusieurs volets ainsi qu’un webdocumentaire intitulés « 14, des armes et des mots ». C’est à partir du 29 avril que cette programmation spéciale - à l’antenne et sur le Web – mettra en lumière ce conflit qui fut, à l’époque, le pire qu’ait connu l’humanité. La perspective adoptée - c’est une première - est à la fois multinationale et individuelle, brossant le portrait d’anonymes qui ont vécu cette guerre.

    Les adresses changent, et beaucoup de ces projets n’ont été financés que pour le centenaire. Chercher le nom du projet plutôt que l’adresse fonctionne généralement, et l’Internet Archive conserve d’anciennes versions de nombre de ces sites.

    Questions fréquentes

    Par où commencer sans connaissances préalables ?

    Par 1914-1918-online pour les questions factuelles et par les dossiers d’un organisme public d’éducation pour l’orientation. Les portails d’archives et les bases de données constituent la deuxième étape, une fois une question précise formulée – sans elle, les termes de recherche manquent.

    Les listes de pertes sont-elles en ligne ?

    Oui. Pour la France, la base Mémoire des hommes recense les Morts pour la France. Les listes de pertes allemandes sont largement numérisées et consultables. La Commonwealth War Graves Commission recense les morts du Commonwealth avec leur sépulture ou le mémorial portant leur nom.

    Ces ressources sont-elles gratuites ?

    Les portails d’archives, de musées, d’universités et d’organismes publics le sont généralement, sans inscription. Certains services généalogiques commerciaux et archives de presse sont partiellement payants ; de nombreuses bibliothèques municipales disposent de licences utilisables avec une carte de lecteur.

    Quelle confiance accorder aux sites sur ce sujet ?

    Les contenus d’archives, de musées, d’universités et de diffuseurs publics sont fiables parce qu’ils citent leurs sources. Les sites de collectionneurs contiennent souvent du matériel précieux et introuvable ailleurs, mais fréquemment sans provenance ; les photographies mal attribuées y sont l’erreur la plus courante.